Abécédaire du bon rédacteur de newsletter

[hr]

Vous êtes sur le deuxième article d’une série consacrée à l’usage de l’e-mailing et des newsletters.

[hr]

Vous avez mesuré l’importance de mettre en place une newsletter régulière pour fidéliser vos lecteurs en complément de votre site web et votre présence sur les réseaux sociaux ?

Il ne vous reste donc plus qu’à maîtriser cet outil avant de lancer votre première campagne d’emailing. Dans cet article, nous vous proposons de commencer avec la terminologie employé dans cet univers.

Compatibilité

Pour qu’une newsletter soit lue, il faut qu’elle soit lisible ! Et ce n’est pas gagné d’avance car chaque fournisseur d’adresse mail (Gmail, Hotmail, Free, Orange, YahooMail et autres) a des règles différentes, sans compter les nombreux clients mail (outlook, mail.app, Thunderbird etc.) et les différents périphériques de lecture (smartphone, blackberry, Android, ordinateur, tablette tactile etc.).

Si les newsletters en responsive design font une timide apparition depuis quelques semaines, rien ne garantit pour l’instant qu’elles seront parfaitement interprétées par les différents logiciels et webmails. On préconise donc la simplicité. Cela autorise tout de même un peu de mise en forme : quelques images, différents niveaux de titre, de la couleur, le tout sur une largeur de 600 pixels qui reste la plus compatible. Et on limite le recours à des typographies exotiques ou à des mises en formes trop complexes, au risque de perdre des lecteurs !

Expéditeur

C’est la première information que le destinataire lira dans son logiciel de messagerie. Elle est donc essentielle pour qu’il ne clique pas aussitot sur “supprimer”. Il s’agit du nom de la personne / de l’organisme qui leur envoie le message. Derrière ce nom d’expéditeur, il y a aussi l’adresse d’expéditeur, qui n’apparait pas au premier coup d’oeil mais qui peut participer à authentifier l’expéditeur et à améliorer la crédibilité de son envoi.

Fichier

Votre fichier, c’est votre trésor! Il s’agit de l’ensemble des adresses que vous avez collectées en accord avec leur propriétaire. Ce fichier peut être présenté sous différents formats : carnet d’adresse, tableur excel (xls, xlsx), fichier de traitement de texte, fichier csv…
Il peut contenir différents types d’informations : a minima, les adresses mails bien sûr, mais il peut aussi contenir le nom et le prénom des abonnés par exemple, pour pouvoir personnaliser les messages en utilisant des outils de publi-postage.

Objet

L’objet du message est le second champs que le destinataire va lire. Il faut le rassurer (ceci n’est pas un spam et les informations contenues dans ce message lui sont bien destinées) et susciter sa curiosité et donc l’envie d’ouvrir le message. L’objet du message est déterminant dans le taux d’ouverture. Il faut donc travailler la formulation, interpeller, poser une question, y placer des mots clés stratégiques…

Opt-in et double opt-in

Ce sont les méthodes que vous utilisez pour collecter les adresses mail. Ces techniques visent à s’assurer que le futur destinataire de vos message a bien consenti à les recevoir.

Concrètement, il y a deux méthodes possibles en France pour collecter des adresses:

  • l’opt-in : l’internaute a laissé son adresse dans un formulaire d’inscription sur votre site ou dans un popup par exemple. Il peut aussi vous avoir donné son adresse par écrit lors d’un événement.
  • le double opt-in (que nous préconisons) : après vous avoir laissé son adresse, l’internaute reçoit un premier message lui demandant de valider son inscription. Cela permet d’éviter de fausses inscriptions destinées à nuire.

Une troisième méthode consiste à acheter des fichiers qualifiés auprès de sociétés dont c’est le métier.

Pièces jointes

La newsletter n’est pas une pièce jointe. Ce n’est pas un PDF qu’on attache à un email. La newsletter, c’est le contenu même de l’email. Alors pourquoi vouloir y attacher une pièce jointe qui ennuiera les lecteurs sur smartphone et n’apportera aucune plus value. L’information doit donc être présente en corps de newsletter, avec le cas échéant, des liens vers des documents (un formulaire d’inscription à télécharger, une brochure en PDF etc.)

Spam

C’est la bête noire des expéditeurs et des routeurs. Que leur envoi finisse dans la boite spam des destinataires et ne jamais être lue ! Il faut savoir que la notion de spam recouvre plusieurs définitions. Cela peut concerner:

  • le spamfilter : lorsque le serveur de messagerie du destinataire soupçonne votre message d’être indésirable, il peut le filtrer avant même l’arrivée dans la boite de messagerie. Il n’ira dans ce cas même pas dans les courriers indésirables et sera directement détruit
  • la junk box : le message est directement placé par le gestionnaire de messagerie (logiciel ou webmail) dans les courriers indésirables. Le destinataire, s’il vérifie ses spams, pourra toujours cliquer sur “ceci n’est pas un spam” et ainsi rapatrier le message dans sa boite de réception
  • le spam report : le destinataire considère que votre message est non sollicité et va le signaler à son gestionnaire de messagerie et au serveur en envoyer le courriel dans sa boite de courrier indésirable.

Pour diminuer le nombre de messages classés en spams, il y a là encore de nombreuses techniques : utiliser un nom de domaine et une adresse IP qui ont bonne réputation, éviter certains mots clés comme sex, viagra, free ou poker dans les objets de vos mails, éviter d’attacher des fichiers joints, ne pas afficher une proportion d’image supérieure à 40% par rapport au texte, nettoyer les fichiers avant envoi etc.

Taux d’ouverture

C’est le ratio entre le nombre d’envoi et le nombre de mails qui seront ouverts par les destinataires. Selon la qualité du fichier, le jour et l’horaire du message, la réputation du serveur d’envoi, l’objet du mail, le nom de l’expéditeur (etc.), il peut varier de 10 à 90% ! C’est un indicateur décisif du succès de vos newsletters.

Taux de clic

Le taux de clic est le ration entre le nombre de personnes qui auront ouvert votre message (ou le nombre d’envoi total, selon les cas) et le nombre de lecteurs qui auront cliqué sur un des liens présents dans votre lettre. Si les gens cliquent, c’est que vous leur avez donné envie d’une part d’ouvrir le mail, et d’aller plus loin en se rendant sur votre site. C’est donc un véritable succès !

Le taux de clic dépend de nombreux paramètres. Pour l’améliorer, il faut appeler à l’action (call to action) en utilisant des verbes dynamiques, des formulations qui donnent envie de cliquer, des boutons bien visibles avec des surfaces de clic élargies etc. Là encore, selon votre cible, les techniques peuvent varier et il faudra effectuer des tests avant de trouver LA solution.

Vidéo

Peut on mettre de la vidéo dans une newsletter est une question qui revient souvent. La réponse est non. Ce n’est techniquement pas possible à ce jour. Mais il n’est pas très compliqué de faire un lien vers votre site sur laquelle le lecteur pourra visualiser la vidéo.

Encore des questions? N’hésitez pas à nous les soumettre via les commentaires de ce blog ou par e-mail. Le prochain article de cette série sur l’emailing et les newsletters sera consacré au contenu de votre newsletter.